Une apiculture proche du rythme naturel des colonies d’abeilles

L’abeille noire, Apis mellifera mellifera, la partenaire idéale de l’apiculteur

Essayer de revenir à une abeille noire adaptée à son environnement est un objectif majeur pour nous. En effet la course au productivisme à pousser l’apiculteur professionnel à abandonner l’abeille noire pour des souches à haute productivité déconnectées d’une adaptation à leur environnement. L’accouplement en vol libre des reines fait que l’apiculteur a très peu de moyen de contrôle de celui-ci, il en découle une multitude de croisements  entre variétés d’abeilles. Nous travaillons donc avec une abeille que nous qualifions de locale issue de nos souches qui sont plus ou moins noires. Nous ne pratiquons pas de nourrissement, nous laissons faire la sélection naturelle.

Le respect du rythme naturel des colonies d’abeilles

Nous avons donc moins besoin de transhumer les ruches, c’est un point essentiel pour le respect du rythme de l’abeille, elle peut s’adapter à son environnement fixe.
En effet, les changer d’environnement plusieurs fois dans l’année provoque du stress : transport plus ou moins long, les éclaireuses sont obligées de refaire le tour de la flore pour informer la ruche des ressources présentes, pas d’anticipation sur les saisons.
Le choix de la transhumance est humaine, professionnelle : pour proposer à la vente du miel de cru, mono floral, mieux valorisé que le miel dit « toutes fleurs ».

Lorsque la colonie est la plus populeuse, elle dispose de ses réserves pendant toute la haute saison. Nous évitons ainsi les problèmes de disette dans l’année et nous récoltons en fin de saison quand la population de la colonie rediminue.


Nous obtenons donc un miel de terroir aux fleurs mélangées, miel goûteux idéal pour la transformation.

1 seule récolte, au lieu de 4 bien souvent, cela veut dire moins de manipulations de hausses, moins de perturbations. Nous n’avons plus besoin de grille à reine, les colonies n’ont pas de limite d’expansion et au moment de la récolte le couvain a de nouveau diminué.


Dans un objectif d’autonomie en cire, nous avons fait le choix depuis deux ans de ne plus utiliser de cire gaufrée.

Le cadre à jambage avec une amorce de cire permet aux abeilles de bâtir entièrement leurs rayons en choisissant la taille des alvéoles qu’elles souhaitent.

La flore de notre coin d’Ariège

Une colonie d’abeilles a besoin d’un environnement à la flore variée pour son développement et sa santé. Nous sommes à la recherche de ces lieux, où les abeilles pourront trouver des fleurs qui leur apporteront dès le début du printemps, des pollens variés pour leur développement plastique et hormonal et du nectar pour l’énergie.

A la frange des derniers frimas d’hiver, les noisetiers sont les premières ressources en pollen pour les abeilles. Suivis de prêt par les chatons d’ormes, les fleurs de véronique. Le saule marsault apporte également le premier nectar.

La ponte repartie nous voici vers la frénésie du printemps: fleur de fruitiers, haie sauvage avec le prunelier, l’érable champêtre, le merisier, le cornouiller, l’aubépine et les fleurs des champs comme le pissenlit. Les fleurs d’acacia, si la saison le permet, offre une miellée importante. En fin de printemps, le tilleul, le châtaignier, la ronce font leur entrée. La délicate véronique offre du pollen riche en acides aminés pendant 10 mois. Dès juillet, les colonies devront faire face à un manque de ressources. En automne, elles bénéficieront d’une dernière miellée avec le lierre.